| Mon cousin Guy PALLES | ||||||||||
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| Mon cousin Guy m’a un jour offert deux poèmes qui m’ont touché et à présent c’est avec un grand plaisir que je l’invite à vous les présenter. Ils sont tous deux signés du nom de son fils Alexy, aujourd'hui disparu. | ||||||||||
| ADIEU
MON ORAN Qu’il est dur un jour de partir ! Avec pour seul bagage ses souvenirs… La Marine, St Eugène, Eckmühl, Choupot Tous ces noms résonnent comme un écho. Ils foisonnent en nos têtes Nos yeux hagards scrutent le paysage, Un grincement horrible, l’ancre monte avec lenteur, Le paquebot s’éloigne du quai, Nous agitons machinalement nos mouchoirs, Le rivage fuit, nous n’apercevons plus que la vierge Marie, Abandonnés, déracinés, rapatriés, exilés, La France nous acceptera… presque à regret. Politique politicienne, tu n’es qu’infamie. ALEXY |
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| L’ABANDON Au détour d’un chemin Sans remords, sans chagrin On abandonne son chien Comme un paquet, un rien. Et un jour c’est au tour de grand-mère Avec des « ici tu seras bien ! » Telle une statue figée pour l’éternité Elle regard les yeux rivés sur la porte d’entrée Et puis, la lueur s’estompe. Les heures passent Venir la chercher ? Qui pourrait bien s’en soucier ? Avec ses meubles, ses bibelots, ses souvenirs ALEXY |
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REVER
Le rêve est le seul remède quand la vérité
est trop laide. Je voudrais encore rêver, Fermer les yeux, retrouver le père Noël, Recourir dans ma rue, un deux trois, soleil, A perdre haleine, m'écorcher les genoux, Ses taches de rousseur, son p'tit nez retroussé, Moi, fièr à son bras, sérieux, j'y
croyais en vérité, Je regardais vivre et vieillir mes vieux Ma mère, elle, sous le halo d'une vieille ampoule, Par l'interstice, lui volais un dernier doux regard, Mamie, je suis égaré, ne trouve plus ton
chemin, Dévorer tes quatre heures, pain et chocolat, Mais, même les immortelles se fanent un jour Je ne veux plus jouer dans la cour des grands, Mon innocence perdue et mes illusions... Maman, dessine moi un mouton, un oiseau. |